Historique de la Dordogne

"Quand je suis en Dordogne, je comprends pourquoi
les Hommes ont choisi d'y créer l'Art,
il y a plus de 30 000 ans...
Car ici, même la nature a du talent."
Georges BATAILLE

 

Peuplé depuis la nuit des temps, le Périgord a conservé fidèlement les traces de ses habitants.

Après Paris, la Dordogne est le premier département le plus riche en patrimoine classé ou inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Ce patrimoine couvre la quasi-totalité des grandes périodes historiques et architecturales de l'Antiquité à nos jours. La Dordogne compte une multitude de grottes et d'abris ornés, par ex : Lascaux (avec près de 300 000 visiteurs par an), Font de Gaume et Rouffignac (l'une des plus grandes grottes).

Mais notre héritage est aussi en grande partie intellectuel : l'amour courtois du XIIième siècle avec les troubadours et le mouvement humaniste du 17ème siècle avec Montaigne et La Boétie. Tout a commencé par l'implantation de la « nation » des Pétrucores (la tribu gauloise qui a donné son nom) sur un territoire aux dimensions du département actuel de la Dordogne, avec pour capitale la cité de Vesunna (Vésone). L'implantation religieuse du Puy St Front va transformer le destin de Vésone, peu à peu évincée par le foyer urbain qui se blottit au Puy St Front et se développe à l'ombre de l'abbaye. Ainsi va grandir la ville nouvelle de Périgueux, à quelque distance de la ville antique de Vésone, devenue la Cité.

Le siècle de la Renaissance est un âge d'or architectural qui doit beaucoup en Périgord au modèle des cités italiennes. Le paysage des campagnes se transforme lui aussi grâce à la construction de châteaux, d'abbayes et de villages. Les ruines et les grands donjons permettent encore de comprendre l'emprise de leurs occupants sur les villages installés à leurs pieds, modèle l'économie et la société périgourdines pendant plus de 500 ans.

Au XIXième et XXième siècles, les géographes ont divisé le Périgord en quatre régions, distinguées par leurs couleurs, pour mettre en valeur la diversité du terroir. Au cœur, le Périgord Blanc (présence d'épaisses couches calcaires), au nord, le Périgord Vert (à l'abondance de ces prés ceinturés de haies vives), au sud-ouest, le Périgord Pourpre (avec les grands vignobles du Bergeracois) et au sud-est, le Périgord Noir (répondant au feuillage sombre des massifs de chênes verts du Sarladais).