Gastronomie
Pas
de suprématie gastronomique sans filiation historique. Là-dessus, le
Périgord est champion toutes catégories: l’abondance des gibiers, des
poissons de rivières ou dans la générosité de la nature. La truffe, le
canard, la sauce Périgueux, les pommes de terres sarladaises, les
cèpes, le pain et le gâteau aux noix, les fraises – on ne plaisante pas
avec le terroir.
Le savoir officiel que constituent l’Ecole de Savignac et l’Ecole Hôtelière,
investies l’une et l’autre d’une mission où la charge du passé pèse
quelques tonnes de truffes! Il convient donc de choisir sa table si on
veut se sentir transporté sur les traces de cette longue histoire
gastronomique.
L’un des plus anciens pâtissiers que l’on
connaisse est Marie Raulet qui au début du XVième siècle exerçait son
métier à Périgueux. Ces artisans confectionnaient des pâtés,
préparations à base de pâte, qu’ils remplissaient de viandes diverses.
Mais c’est le développement au 19ème siècle des techniques de
conservation par la chaleur qui a fait évoluer le métier de pâtissier.
Le pâté de Périgueux est aujourd’hui sous la forme d’un beau fois gras
d’oie truffé à 3% et enrobé en farce de charcuterie. Ici, plus
qu’ailleurs, il faut entendre qu’il n’y a pas une recette du pâté de
Périgueux, mais des milliers.
Thiviers est particulièrement
attachée à ses racines gastronomiques qui ont fait d’elle la « Capitale
du Foie Gras » en Périgord Vert. Des la fin du 19ème siècle, la
notoriété de Thiviers était déjà reconnu pour son savoir-faire. Un
producteur thibérien avait le monopole de la fourniture officielle de
foie gras et de pâtés truffés auprès de la cour de Russie.
Truffe
du Périgord, synonyme de luxe, de goût et d’arômes puissants, mais
surtout de mystère. Présente sur les marchés de décembre à fin février,
les ménagères et les plus grands cuisiniers rivalisent d’ingéniosité
pour la préparer au mieux. Il existe, entre autres, à Sorges un
Ecomusée de la Truffe.
Il n'y a pas d'amour plus sincère
que l'amour de la nourriture.
George Bernard SHAW (1903)
